Les bois

Une matière noble et durable, sans fioriture ni placage !

Le chêne

CC BY-NC-ND Bruno Monginoux www.photo-paysage.com www.landscape-photo.net

Famille des Fagacées, genre Quercus

Le chêne est comme un monument. Dont l’ombre ne sait qu’abriter des heures solennelles. Où la légende, drapée, théâtreuse, déclame ses merveilles. Où la petite histoire, commère, radoteuse, chevrote et traîne les pieds. Le chêne est comme un vétéran. Chaque rameau le couronne. Chaque gland le médaille. Et chaque coup de vent, remuant sa mémoire rameuse, défroissant sa feuillée, murmure à l’entour de vieux souvenirs.

Le chêne appartient à l’aristocratie du bois. Ses charpentes couvrirent les cathédrales, ses nefs coururent les océans. Ses lambris, ses parquets, ses mobiliers et ses machineries tinrent le haut rang des essences coûteuses. La forêt domaniale de Tronçais, que réforma Colbert soucieux d’équiper la Marine, et ses futaies centenaires témoignent de ce passé. Ses bois d’oeuvre, comme les plus grands vins, en sont les crus classés. D’ailleurs, les tonneliers ne s’y sont pas trompés. Le fût de chêne anoblit le jus de la vigne.

A l’atelier

Du bois français ! Élégant et agréable à travailler, aux multiples possibilités de rendus. Acquis en barres brutes de scierie, le travail commence par une phase préparatoire très importante de dégauchissage et rabotage faits à la main, puis de stabilisation après libération des tensions internes de la matière.

Le bouleau

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Famille des Bétulacées, genre Betula

Élancé, le bras gracile, la chevelure légère et la peau blanche, le bouleau symbolisait en Russie le printemps et la jeune fille. Arbre du Grand Nord, des étendues glacées, survivant des mois sans nuits, puis sans jours, il figurait chez les Sibériens l’axe du monde et, au calendrier celtique, l’arbre du juste milieu.

Son bois blanchâtre et plutôt dur, c’était un bon artisan. Il faisait des sabots légers, des caisses, des paniers, des jouets, tout un fatras d’ustensiles, des balais et du papier. Usages auxquels ils se prête encore quelquefois, fournissant aussi la loupe et le contreplaqué…Enfin, bon comestible, il a la flamme claire, comme l’âme. Et son écorce est parfois précieuse car elle brûle mouillée.

Arbre presque luminescent, le bouleau, autrefois associé à la mort, est l’ange purificateur. On l’a appelé l’arbre « néphrétique » pour ses talents contre la maladie de la pierre. Diurétique, fébrifuge, il nettoyait aussi la bouche et soignait les ulcères. Son eau, ou « sang », coulant abondamment du tronc taraudé, rassemblait ses vertus médicinales. Le Nord en tirait douceur, sucre et vin pétillant.

A l’atelier

Communément appelé contreplaqué, le multipli plus qualitatif, est issu d’un process industriel d’une grande technicité. Déroulé directement de l’arbre, il est écologique par son exploitation maximale. Contrairement au bois massif, le multipli façonné au préalable, sera exploitable de suite. Il offre une grande stabilité aux ouvrages et une touche de modernité. Ce bois clair, très prisé des scandinaves, n’est pas sans rappelé les créations des designers du milieu du siècle. Il offre la possibilité d’associations et de contrastes intéressants.


Sources documentaires : Portrait des arbres, Castor & Pollux, Crédits photos : forevergreen.eu,  http://www.photo-paysage.comEnregistrer